Les Nouveaux Dandys : A la Une

Les Nouveaux dandys

Barbey d'Aurevilly a dit...

"Les oies marchent en foule. Les aigles, eux, planent tout seuls."

Sports de dandys...

Courses_Chantilly

S'il y a un sujet que l'on aborde rarement lorsqu'on évoque le dandysme, c'est bien celui du sport. Or, beaucoup de grands dandys ont, par nécessité, par tradition ou par goût, pratiqué un ou plusieurs sports. De l'équitation à la boxe, en passant par la chasse, l'escrime ou le maniement de la canne, de nombreuses disciplines ont intéressé de près ou de loin nos prédécesseurs. Précisons néanmoins, avant de poursuivre, que le sport, comme discipline à part entière et entretien physique, est une notion tardive, inconnue des premiers dandys. Il est alors en effet impensable de fatiguer son corps pour le plaisir et de suer dans l'effort comme un ouvrier ou un paysan... La notion même d'esthétique corporelle, telle que nous la connaissons aujourd'hui avec nos canons "bodybuildés", apparaîtrait pour les dandys d'alors comme indécente. S'ils mettent leur corps en valeur en portant une tenue qui les avantage, ils tiennent cependant à conserver une taille fine et un corps mince...
Le sport est donc une activité annexe, liée le plus normalement à une nécessité : se déplacer (équitation), se défendre ou se battre en duel (canne, escrime), se retrouver entre pairs (chasse), se donner quelque émotion en pariant de fortes sommes (boxe, courses). 

Certains de ces sports se développent au XIXe siècle avec la vogue anglomane qui suit le retour des Bourbons : la boxe, pratiquée Outre-Manche, n'est alors que peu goûtée en France. Trop violente pour ne pas offenser les bonnes manières et l'élégance nationales, trop populaire - car pratiquée d'abord par les classes pauvres anglaises - elle n'acquerra ses lettres de noblesse que plus tard. En revanche, les courses de chevaux connaissent un immense succès, tradition d'équitation oblige...

Les courses existent en Angleterre depuis le XVIIIe siècle. La mode passe partiellement en France avec Louis XVI. Sous son règne, quelques courses sont organisées, à Fontainebleu ou à Vincennes, et certaines sont "dotées" (les "Plateaux du Roi"). On donne aussi des courses sous la Révolution (un peu moins certes car les grands propriétaires de l'Ancien Régime sont morts ou en émigration), qui ont lieu sur le "Champ-de-Mars", à Paris.

Mais c'est avec la Restauration que ce sport connaît un engouement sans précédent. Louis XVIII lui-même s'intéresse au sujet et instaure le Prix Royal ; les courses se déroulent aussi au Champ-de-Mars. Dès lors, élevage, amélioration des races de chevaux, équitation sont une mode et une passion. L'Etat donne d'ailleurs l'exemple, en créant et développant ses haras : Pompadour, Le Pin, Meudon... Les particuliers ne sont pas en reste : les élevages privés se multiplient, les courses, d'obstacles la plupart du temps, aussi.

Les dandys sont bien sûr de la partie : ils assistent aux courses, parfois montent (ils participent alors à des compétitions sans jockeys, où seuls les gentlemen riders sont admis à concourir), parient et paradent. "Ceux-là promènent quelque élégant habit scabieuse, boutonnant droit avec une petite poche sur la poitrine pour le foulard, un gilet droit à un rang de boutons... tous se croiraient déshonorés, s'ils n'avaient une cravache. Le little stick, dernière mode récemment importée d'Angleterre, complément absolument indispensable à la toilette d'un cavalier fashionable, le cou perdu dans des cravates de soie si amples qu'on y trouverait de quoi faire des robes de chambre..." (Boulenger)

Lord_Seymour 

Mais l'intérêt pour les courses va parfois au-delà de la mode et de la parade : ici s'impose la figure de Lord Henry Seymour.

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En bref : le site web des parfums Detaille

La parfumerie Detaille a enfin recréé son site internet !

Nous vous entretenions il y a quelque temps de cette ancienne maison fondée en 1905 à l'initiative de la comtesse de Presles. Désormais, vous pouvez retrouver (et commander) en ligne les fragrances pour hommes aux noms évocateurs tels que Aéroplane, Escrimeur, Yachting etc.

Un doux parfum (!) de nostalgie...

Parfums Detaille

Brummell en musique : Elgar

Elgar

Nous vous présentions il y a quelque temps, dans deux de nos précédentes notes, un aperçu de l'oeuvre de Reynaldo Hahn à travers son opérette Brummell (1931). Mais Hahn ne fut ni le seul ni le premier à s'intéresser au maître du dandysme. D'autres aussi en ont fait leur sujet d'inspiration... Elgar notamment était déjà passé par là en 1928. Compositeur britannique, auteur de très nombreuses et magnifiques pièces musicales, dont les célébrissimes Pomp and Circumstance marches, sir Edward Elgar (1857-1934), a notamment écrit différents morceaux pour des pièces de théâtre, pour lesquelles il crée (et parfois dirige) une musique d'accompagnement : The Crown of India (1912), The Starlight Express (1915) ou Arthur (1923).

Après une période plus "intimiste" dans son oeuvre, due à la disparition de sa femme, Elgar renoue avec le théâtre quelques années plus tard. En 1928, il accepte notamment d'écrire la partition musicale de la pièce Beau Brummel (sic) de Bertram P. Matthews, et pour laquelle il dirige lui-même l'orchestre le soir de la première représentation au Theatre Royal de Birmingham. Malheureusement, la partition originale n'a jamais été enregistrée depuis cette date. Seul le Menuet est régulièrement joué. 

Nous vous invitons, si vous le souhaitez, à découvrir cet extrait sur le CD British Light Music, qui, outre le menuet de Beau Brummel, comporte de très jolis morceaux du début du XXe siècle, très agréables à écouter...  

Elegance Windsor : le Prince Charles

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Le Prince Charles a fêté il y a quelques jours ses 60 ans ; l'occasion pour notre blog de rendre hommage à l'élégance très "british" de l'héritier de la Couronne - et ce, en toutes circonstances...

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Les petite et grande "saisons" parisiennes

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[A la Belle-Epoque, mais aussi pendant les "Années Folles"] "Paris avait en hiver sa petite saison mondaine. La plupart des grandes demeures restaient fermées, leurs propriétaires habitant la campagne au moment des chasses et souvent la Riviéra, ne se réinstallant à Paris qu'au printemps. Cette petite saison d'hiver parisienne était néanmoins fort séduisante. Dîners d'intimité, mais naturellement toujours en grand décolleté pour les femmes et en habit pour les hommes, parties de théâtre, soupers au cabaret. Bals pour jeunes filles. Bals de jeunes ménages. Petites redoutes masquées au moment du Carnaval. Sortes de répétitions générales pour la grande saison de mai à juillet. Dès la fin d'avril, le tambour du plaisir et la fanfare des amusements rassemblaient les cohortes mondaines et le défilé des fêtes ininterrompues commençait dans une atmosphère de luxe et de féerie (...). La Société donnait le ton (...), Paris était l'unique arbitre de la mode (...). La grande saison de Paris se clôturait au lendemain du Grand Prix. Il était alors de bon ton de quitter Paris immédiatement et de commencer les villégiatures d'été, les croisières, les voyages. Il fallait être rentré à la campagne pour l'automne, pour la saison des chasses et des grandes réceptions dans les châteaux hospitaliers. On y faisait de longs séjours. (...) Les dîners les moins nombreux et les plus intimes comportaient toujours pour l'homme : l'habit, la cravate et le gilet blanc. Au club, le repas du soir était toujours en habit. Si l'on était obligé de partir en voyage par un train de nuit, on se changeait au vestiaire du 'club' et si par hasard le temps manquait pour le faire, on écrivait une lettre au Président du Club pour lui demander l'autorisation de venir dîner en veston de voyage. Le port du smoking était réservé comme à Londres à l'intimité familiale.

[La tenue des hommes] n'était jamais négligée et personne n'eut osé arborer un chapeau mou. Le matin jusqu'à midi, on pouvait sortir en veston foncé et chapeau melon. Pour l'après-midi, à partir de 1 heure, l'homme du monde revêtait sa jaquette et son chapeau haut de forme et déambulait ainsi, la boutonnière fleurie d'un oeillet ponceau ou d'une touffe de bleuets jusqu'au soir où il se mettait en habit ; l'oeillet devenait alors blanc et quelquefois était remplacé par un odorant gardénia."

In Gabriel-Louis Pringué, 30 ans de dîners en ville.

Les accessoires du dandy (3) : la cravate (1ère partie)

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La cravate : l'accessoire de mode selon nous le plus curieux... Car si l'on y réfléchit bien, porter la cravate aujourd'hui ce n'est finalement rien de plus que de passer autour de son cou, et généralement sans autre réelle motivation que celle de l'usage, une bande de tissu plus ou moins large, plus ou moins colorée, et qui se contente de pendre, plus ou moins heureusement, sur une longueur variable...

Il faut, pour en comprendre le sens, remonter le temps et découvrir les différentes utilités et les différentes formes qu'elle a revêtues. Plongeons donc, en quelques lignes, dans l'histoire de ce "détail" vestimentaire pour en connaître les grandes variations.

Les premières "traces" de la cravate sont anciennes : les soldats de l'antiquité, tant en Orient (Chine) qu'en Occident (Rome) avaient l'habitude de porter autour du cou un foulard plus ou moins rustique, tant pour se protéger du froid que pour s'éponger en cas de forte chaleur. La mode vestimentaire changeant progressivement, ce foulard est peu à peu abandonné, même s'il existe encore, pour les mêmes raisons, dans certains corps de métier tout au long du Moyen Âge et de la Renaissance. Ce n'est qu'à l'époque de Louis XIV que la "cravate" va faire sa réapparition, là aussi, suite à des évolutions vestimentaires qui voient la disparition de la "fraise" que l'on porte sous Henri IV et des cols de dentelle empesée sous Louis XIII.

C'est sans doute avec la Guerre de "Trente Ans" (1618-1648) que la cravate est réintroduite en France comme élément à part entière du costume. Là encore, les militaires sont à l'origine de ce nouvel usage. En effet, dans cette guerre qui oppose, essentiellement sous Louis XIII et Richelieu, pays catholiques et pays protestants en Europe, on fait appel à des mercenaires, payés pour se battre au nom de telle ou telle nation. Les Français font appel à des Croates qui ont l'habitude de porter un foulard autour du cou (certains y voient d'ailleurs l'étymologie du mot "cravate" qui dériverait de "croate"...). Par contagion, les soldats et officiers français en adoptent l'usage, repris ensuite dans le costume civil sous Louis XIV. Bien sûr, le simple foulard évolue : les matières, plus nobles, comme les façons de le nouer, changent.

Dès lors, la "cravate" devient l'élément indispensable du costume masculin. C'est elle (sous ses formes les plus diverses : cravate, noeud, lavallière etc.) qui désormais va "parfaire" habit et silhouette. Dès lors, au XVIII et XIXe siècles, les modes et les façons de nouer sa cravate vont naître et parfois durer : grands noeuds plus ou moins riches et complexes, steinkerque, stock... C'est avec le XIXe, et Brummell en particulier que l'art de la cravate va connaître son apogée. Si les couleurs sont très limitées, apparaissent cependant les premiers traités sur la façon - presque infinie - dont on peut nouer sa cravate, ainsi que les accessoires indispensables, à l'orfèvrerie souvent très riche, que sont les "épingles" ou "clips" qui permettent de la maintenir en place. La façon dont on porte la "cravate" est d'ailleurs très significative de son état d'esprit, voire de sa couleur politique : serrée, ou empesée, façon aristocratique, ou plus lâche, version "romantique".

La cravate, telle que nous la connaissons aujourd'hui dans sa forme, apparaît véritablement dans la deuxième moitié du XIXe siècle avec la "régate", plus facile à nouer que les divers noeuds précédents. L'essor de la bourgeoisie, le développement des activités de bureau, la simplification de la tenue dans la vie quotidienne, en privé ou au travail, facilitent grandement sa diffusion. Enfin, dans les années 20, notre "cravate" prend la forme qu'elle a encore aujourd'hui et ne variera quasiment plus, sinon dans ses largeur ou longueur, dans les couleurs ou les matières. Reste que l'on peut aujourd'hui encore faire preuve d'originalité, par la façon de nouer sa cravate bien sûr, mais aussi en variant sa mise en utilisant noeud-papillon, ascot ou lavallière...

(à suivre)

Les camélias de Lautour-Mézeray

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Lautour-Mézeray est l'une de ces grandes figures de la presse du XIXe siècle. Né en 1801, il lance, avant l'âge de 30 ans plusieurs titres qui vont connaître un grand succès : Le Voleur (journal littéraire dont le nom illustre parfaitement la pratique du temps qui consiste à remplir ses propres "colonnes" en pillant sans vergogne les parutions autres, journaux ou livres) en 1828 et La Mode en 1829, qui, habileté politique, est placée sous le patronage de la duchesse de Berry. En 1831, il crée le Journal de l'Académie d'horticulture puis, immense succès, le Journal des Enfants.

Dandy roulant calèche, élégant habitué du boulevard, du café Anglais et de l'Opéra, Lautour-Mézeray sert de modèle à son complice Balzac pour plusieurs de ses personnages, comme Rastignac.

Passionné de fleurs et de jardinage, c'est Lautour-Mézeray aussi qui lance une mode, celle d'accrocher un camélia à sa boutonnière, et d'une façon si constante qu'on le surnomme vite "l'homme au camélia". Théophile Gautier, autre élégant du moment, baptise alors le camélia "fleur fashionable" et, dès lors, celle qui jusque là s'était contentée d'un rôle purement végétal devient accessoire à part entière du dandy, un "must-have" de l'époque.

On a d'ailleurs calculé - une fleur de camélia coûtant environ 5 francs, et Lautour-Mézeray en changeant au moins une fois dans la journée - que ce propriétaire de journaux aurait dépensé la somme colossale de 50 000 francs de l'époque ! Mais la postérité n'en a pas su gré à Lautour-Mézeray puisque "l'homme au camélia" a disparu des mémoires à l'avantage de... La Dame aux Camélias portraiturée par Dumas et bien plus connue aujourd'hui...

Cocteau a dit...

"Je conseille donc aux jeunes d'adopter la méthode des jolies femmes et de soigner leur ligne, de préférer le maigre au gras. Et non de s'observer dans une glace, mais de s'observer tout court."

Octobre - Novembre : nouveautés livres / CD / DVD

Livres :

- La vie élégante, ou la formation du Tout-Paris 1815-1848, par Anne Martin-Fugier. On peut lire sous la plume de Lamartine, à propos de la Restauration, le constat historique suivant : "Il fallait que la tyrannie de Napoléon fût bien âpre pour que le retour de l’Ancien Régime parût rendre la liberté et le souffle à l’âme. Il en fut ainsi cependant. A peine était-il renversé que l’on recommença à penser, à écrire et à chanter en France. La fin de l’empire et l’établissement du régime constitutionnel avaient provoqué le retour de la conversation et, avec elle, de la vie intellectuelle et de la sociabilité." L'ouvrage d'Anne Martin-Fugier est en quelque sorte le développement de cette thèse. Au cours des premières années de la Restauration, une nouvelle mondanité se met en place, parallèlement au modèle aristocratique traditionnel. La Cour n'est plus le centre de la vie mondaine, artistique ou intellectuelle. Les "beaux quartiers", les théâtres, les opéras, les ambassades, les salons rassemblent désormais, dans le luxe et le raffinement, la "Société". De nouveaux rites apparaissent : courses, bains de mer, cafés, boulevards. Le monde cesse d'être "la bonne compagnie" pour devenir le "Tout-Paris", dénomination qui perdurera au moins jusqu'à la première guerre mondiale. Un chapitre, bien sûr, est consacré aux dandys !

- Pour patienter jusqu'à la parution, l'année prochaine, d'une nouvelle biographie d'Oscar Wilde par Daniel Salvatore-Schiffer (auteur de la très remarquée Philosophie du dandysme publiée cette année), on pourra toujours se plonger dans les Aphorismes du maître. Réunis dans une édition très complète au Seuil, ces aphorismes, empruntés aux différents textes de Wilde, sont préfacés par le très aimable Stephen Fry, qui, on s'en souvient, avait tenu, au cinéma le rôle de l'écrivain, il y a quelques années. Parmi toutes les citations rassemblées, nous avons relevé : "L'avenir appartient au dandy. Le règne des précieux est imminent." ; "Devenir le spectateur de sa propre existence, c'est échapper aux souffrances de la vie." ; "Etre en avance, c'est être parfait."

- Frédéric Rouvillois collectionne les traités de savoir-vivre. C'est dire que, sur cette question, l'homme est incollable. En 2006, il a donc publié une Histoire de la politesse, de 1789 à nos jours que nous avons adorée ! L'ouvrage a été, depuis, réédité en format de poche (sans les illustrations cependant) et, dans la foulée, l'auteur a publié un nouvel ouvrage, une Histoire du snobisme. Les snobs, nés officiellement en Angleterre (snob vient de la contraction de deux mots : sine nobilitate - "sans noblesse"), avec la parution du célébrissime Livre des snobs de Thackeray, vont se multiplier dès le milieu du XIXe siècle. "Dûment nommés, nos snobs s'habillent à l'anglaise et courtisent les clubs chic, convoitent l'onction du titre de noblesse ou de la particule, s'émerveillent de la mise du comte d'Orsay, de Boni de Castellane, d'Oscar Wilde ou du prince de Galles. Après la Grande Guerre, la séduction du grand monde finit par se tarir. Fleurit alors un snobisme nouveau, aujourd'hui plus vivace que jamais : il faut être dans le vent, ou mourir ! Goûter l'art cubiste puis abstrait, quand la foule en est aux impressionnistes ; s'affoler de la cuisine dite nouvelle pour, quand elle vieillit, célébrer les élucubrations chimiques de chefs inspirés... Ridicules, les snobs ? Avant de leur jeter la pierre, faites votre examen de conscience, en méditant le propos du maître en snobisme que fut Robert de Montesquiou : 'il faudrait manquer d'esprit pour ne pas être snob' ".

DVD :

- Ce n'est pas un film de dandy, ni un film sur les dandys. Et pourtant... Nous avons découvert Marianne de ma jeunesse de Julien Duvivier il y a quelques années et nous sommes tombés amoureux de ce film à la beauté étrange : l'histoire d'un amour impossible et tragique entre un jeune homme rêveur et idéaliste (le premier rôle de Pierre Vaneck à l'écran) et celle d'une jeune fille énigmatique, sur fond de pensionnat, de château, de forêts, de lacs et de montagnes. L'atmosphère est curieuse, les décors étranges. On croirait que Cocteau est passé par là, ce qui est bien étonnant dans l'univers noir de Duvivier. Le film vient d'être réédité en DVD. Nous ne pouvions donc pas manquer de vous le signaler...

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