L'élégance est un tout. Elle ne saurait se satisfaire simplement d'un emballage extérieur si beau, si riche soit-il. A l'élégance de la mise doit correspondre celle de l'attitude, de l'esprit, de la conversation, de l'écriture, toutes mises à mal aujourd'hui.
L'art de la conversation notamment ne s'apprend plus. D'ailleurs, à notre époque où tout doit aller vite, cette science qui demande du temps n'est-elle pas devenue superflue ? L'écriture - nous parlons ici des échanges épistolaires - n'existe plus, tant sur le fond que sur la forme ; on préfère aujourd'hui le téléphone, le SMS ou l'email et la plupart du temps pour des messages sans contenu. De fait, avec ces pratiques, l'orthographe devient aléatoire et, ce qui est pire (car cela s'entend au détour d'une phrase), les règles du langage sont taillées en pièces.
Pour notre part nous ne trouvons rien de plus affreux qu'une personne de belle mine qui, dans une conversation, accroche les oreilles de ses interlocuteurs par une faute de langage. Or, tout cela peut s'apprendre et s'apprendre vite. Nous proposons donc, de-ci de-là, de dresser progressivement une liste (non exhaustive) des erreurs les plus courantes. Au lecteur que cela concerne d'avoir ensuite l'automatisme de se corriger.
Ne voyez dans cette démarche aucune prétention mais bien... un pur égoïsme ! Si tout cela peut nous éviter quelque nouvelle crispation...
1/ "Un espèce de..." n'existe pas. On dit toujours "UNE espèce de..." même si le nom qui suit est masculin. "Espèce" est un mot féminin ; l'article qui le précède l'est donc tout autant. Exemple : "c'est une espèce d'habit..."
2/ "Voire même" n'existe pas. "Voire" et "même" ont ici le même sens : c'est donc une répétition, un pléonasme. Choisir l'un ou l'autre.


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